Qui sommes-nous?

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Le collectif

Fondé suite à l’événement Contrecarrer l’extrême droite (22-23 août, Centre St. Pierre), le Collectif de lutte contre l’islamophobie regroupe des militant·e·s décidé·es à relancer la lutte antiraciste contre les lois 21, 94, projet de loi 9, leurs suites, et l’islamophobie qu’elles incarnent.

Nous sommes des parents et étudiant·es, féministes et syndicalistes, femmes musulmanes et allié·e·s, déterminé·es à contester ces lois discriminatoires et liberticides, dans une perspective décoloniale et anti-capitaliste.

Il est évident que loin de tourner la page depuis l’adoption de la loi 21, le Québec se trouve dans une spirale identitaire sans fin.

Si nous ne voulons pas rejouer dans ce film, c’est à nous de porter notre opposition directement sur la place publique, dans la rue, dans les écoles, dans nos syndicats, dans les CPEs. 

On nous a dit que la loi 21 nous permettrait de tourner la page. 

Cette loi “modérée” était supposément le prix à payer afin d’éviter les dérapages (racisme, montée de l’extrême droite) qu’on voit ailleurs dans le monde. L’interdiction des signes religieux se limitera aux profs et d’autres personnes en position d’autorité, et n’ira pas plus loin. Brimer les droits des femmes musulmanes, à l’aide de la clause nonobstant, mettrait un terme à ce faux débat sur la laïcité et nous permettrait de parler des vraies affaires, a-t-on affirmé.

On nous a menti.

Fondé suite à l’événement Contrecarrer l’extrême droite (22-23 août 2025, Centre St. Pierre), le Collectif de lutte contre l’islamophobie regroupe des militant·e·s voué à relancer la lutte antiraciste contre les lois 21, 94, projet de loi 9, leurs suites, et l’islamophobie qu’elles incarnent.

Nous sommes des parents et étudiants, féministes et syndicalistes, femmes musulmanes et allié·e·s, déterminés à contester ces lois discriminatoires et liberticides, dans une perspective décoloniale et anti-capitaliste.

Il est évident que loin de tourner la page depuis l’adoption de la loi 21, le Québec se trouve dans une spirale identitaire sans fin. 

Au lieu de se pencher sur les crises sociales et écologiques graves et urgentes de notre époque, les journalistes et chroniqueurs fomentent des crises médiatiques autour du hijab, des prières de rue, et la défense d’une laïcité pourtant nullement menacée.

Au lieu d’offrir la moindre solution aux problèmes auxquels nous faisons face quotidiennement (coût de la vie, crise du logement, chômage croissant), nos politiciens préfèrent instrumentaliser les peurs et les préjugés de certains électeurs et multiplier les interdictions qui visent surtout les femmes musulmanes.

Derrière la voile de la laïcité se cache le racisme antimusulman. Comme tout racisme, il n’est pas une simple réaction face à l’inconnu. Il est le produit de peurs constamment ravivées et d’ignorance renforcée quotidiennement par les institutions dominantes de notre société. Il puise ses racines dans les inégalités sociales qui se creusent à l’échelle nationale et internationale, dans la propagande de guerre des pays agresseurs dans le Moyen-Orient, et dans le colonialisme qui l’a précédé.

Nous ne sommes pas dupes. Nous refusons de rejouer dans ce film.

Aucune formation politique actuelle s’oppose clairement à la multiplication d’interdictions visant surtout les femmes musulmanes. C’est à nous de porter notre opposition directement sur la place publique, dans la rue, dans les écoles, dans nos syndicats, dans les CPEs. 

Le moment est propice pour une telle relance. Il y a un ras-le-bol palpable au sein d’une partie non-négligeable de la population avec ces faux débats sur la laïcité. Et la mobilisation exemplaire de la jeunesse québécoise, dans toute sa diversité, pour la Palestine représente un terreau fertile pour cette lutte. 

On ne réclame pas seulement nos droits fondamentaux. Nous voulons changer le système qui cherche constamment à nous diviser, à nous diaboliser, à nous faire tourner en rond. On veut mettre un terme à toute la laideur et la haine que ces faux débats amènent sur la place publique. 

Nous croyons sincèrement que nous sommes capables de mieux, comme individus et comme société. Tôt ou tard, la solidarité, la fraternité et l’amour l’emporteront sur la violence et petitesse de notre époque.